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Dépôt du premier budget fédéral en deux ans : un plan de relance favorisant l’emploi, la croissance et la résilience

Le lundi 19 avril dernier, le gouvernement libéral déposait un budget de 739 pages comportant un plan national de revitalisation et de relance de l’économie. Ce budget, qui propose de nouvelles dépenses totalisant 101,4 milliards $, devrait laisser derrière lui un déficit de 354,2 milliards $. Alors que la majeure partie du budget est axée sur les dépenses, les libéraux ont toutefois annoncé l’imposition de toute une série de taxes qui permettra à l’État de percevoir environ 3,5 milliards $ par année. Ce budget passera à l’histoire puisque Chrystia Freeland, vice-première ministre et ministre des Finances du Canada, est la toute première femme à avoir déposé un budget à la Chambre des communes.

Le budget de 2021 pourrait s’avérer avantageux pour le marché secondaire de l’automobile, puisqu’il promet de créer 500 000 nouvelles possibilités d’emploi et de formation au cours des cinq prochaines années. Le gouvernement entend utiliser plusieurs moyens pour réaliser son objectif, notamment les programmes de stages pratiques pour étudiants, les programmes pour apprentis, la formation professionnelle ou le réoutillage, ainsi que le Programme de solutions pour la main-d’œuvre sectorielle. Ce programme a pour but d’aider à combler des emplois recherchés en collaborant principalement avec des associations et des employeurs de divers secteurs pour financer la création et la réalisation de programmes de formation répondant aux besoins des entreprises, plus particulièrement les petites et moyennes entreprises. Le financement du programme aiderait aussi les entreprises à recruter et à conserver une main-d’œuvre à la fois variée et représentative.

L'industrie du marché secondaire pourrait également bénéficier de la proposition de "Programme canadien d'adoption du numérique", qui aiderait 160 000 entreprises à assumer le coût des nouvelles technologies et leur apporterait le soutien de jeunes Canadiens qui seraient formés pour créer de nouvelles possibilités de commerce électronique.


Le budget est aussi fortement axé sur la création d’un programme national de services de garde qui ajoute de nouvelles places en garderie à faible coût. Le programme a pour but de contrebalancer la perte de main-d’œuvre féminine causée par la COVID-19 en augmentant la présence des femmes sur le marché du travail. Ce programme pourrait soutenir le marché secondaire de l’automobile en attirant des travailleuses au sein de l’industrie.

Les libéraux ont l’intention de proposer des mesures législatives afin de fixer à 15 $/heure le salaire minimum fédéral. Cette mesure est d’une grande importance, car les normes d’emploi de la fonction publique peuvent influencer les normes d’emploi en général. Le gouvernement fédéral a aussi prolongé de nombreux programmes d’aide aux employeurs et aux travailleurs dans le contexte de la COVID-19, notamment le programme de subvention salariale d’urgence.

Le budget propose aussi toute une suite de nouvelles taxes, y compris une taxe sur les services numériques s’appliquant aux services provenant de l’étranger comme Netflix et Amazon. Actuellement, le taux d’imposition de ces entreprises sur les revenus gagnés au Canada n’est pas le même que celui des entreprises canadiennes. Le budget propose également d’imposer une taxe de vente non récurrente aux propriétaires de véhicules, d’avions et de bateaux de luxe, et de taxer les résidences non occupées appartenant à des étrangers. Aussi, le budget propose une série de mesures d’exécution afin d’éliminer les échappatoires fiscales déterminées par l’Agence du revenu du Canada (ARC) ainsi qu’une hausse du budget de l’ARC afin d’améliorer sa capacité de recouvrement de taxes et impôts impayés.